Fais gaffes aux biches

-Cycle d'expositions en deux volets-

AMNIOTIC FLUID //
Résidence & Dispositif amovible //
du 16 /05 /2011 au 04 /06 /2011

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CA VIENT ? 
Résidence de Philippe Chevrot //
du 16 /05 /2011 au 31 /05 /2011


CIMAISE DROITE /
CIMAISE GAUCHE 

Du 19 /05 /2011 au 05 /06 /2011
Exposition collective //


Benjamin Collet, Clément Fessy, franckDavid,
Burcu Öncel, Axel Pahlavi, Pierre Parry,
Johan Sordelet, Angela Thuder, Julien Vicomte

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Commissaires //
Philippe Chevrot & Gas Barthély
Invités //
Ran Anglasse
Léo Alban Marin Lettry
Fabrice Reymond
Jimi Turner

Visuel:
Poulet fermier jaune des Landes élevé en liberté
-Prêt à cuire- N° 015996 -
N° de traçabilité 0213118300691,
532 kg - Label Rouge -
Médaille d’argent au Concours Général Agricole Paris 2010
Photographie, cadre - 58 x 33,5 cm – 2010- SOUCHE



Graphisme: Joris Livrieri

GNOSTIC VAUDOU //
Résidence // Exposition collective // Performances //

du 15 /06 /2011 au 01 /07 /2011
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XX 
Résidence de Johan Sordelet //
du 01 /06 /2011 au 15/ 06 /2011


(BURN ME TENDER) 
Résidence d’Anne Sophie Lacroix //
du 15 /06 /2011 au 31 /06 /2011


JE NE GASPILLERAIS PLUS LES CRAIES 
Exposition collective //
du 15 /06 /2011 au 31 /06 /2011 //


Julien Charroin, Jean Alain Corre, Julia Cottin,
Gregory Cuquel, Alexandra David, Renaud Jerez, Arnaud
Labelle-Rojoux. Bertrand Lacombe &
Sophie Dejode, Grégoire Motte, Miguel Pelleterat,
Liv Schulman, Souche, Yannick Vey.


L’ART, LE SACRE, LE LAIQUE ET MICHEL JOURNIAC 

entretiens //
Dispositif radiophonique // Résidence //
du 20 /06 /2011 au 26 /06 /2011 //
Clos Saint Joseph / Saint Genis l'Argentière //


Arnaud Dumouch, franckDavid, Vincent Labaume,
Jean de Loisy, Axel Pahlavi, Antoine Palmier-Reynaud,
Fabrice Reymond, Julien Sirjacq. (+ invités)


SPECTACULAIRE SPECTACULAIRE (soirée privée)
Performances, projections, concerts//
le 24 /06 /2011, 18h


Paula Bernabeu Aicart, Guilda Chambel,
François Daillant & random, Monika Krukierek & Shemale
Oxen Coax, Mariette Michaud et
Jean Marcel Busson, Irene de Madrazo Abad,
Gaël Moissonnier, Nuno Oliveira, Ponce Pilate & invités,Manuel Reynaud, Elsa Rossler

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La production artistique, comme toute recherche, n’existe que par excès de vitesse.Les disciplines fabriquent des accélérateurs de particules, des circuits d’essais.

Construits sur un territoire précis, ils permettent de décomposer et de recomposer la matière, et ainsi de renouveler les formes d’une discipline.
Leur capacité maximale atteinte, lorsqu’on ne peut plus subdiviser les éléments, les anneaux sont progressivement abandonnés à la circulation générale.

La boucle devient une autoroute, l’accélérateur un raccourci. La route se décolle du paysage, le panorama se fige.
-comment s’en servir encore ?
-faire passer une discipline dans l’accélérateur d’une autre ?



Fabrice Reymond
Excès de vitesse, pp 102, dans ANABASE, Editions MIX

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Pour ce qui est des intentions de Fais gaffes aux biches...que dire?  Quand à l’origine d'un projet il y a la nécessité  d’être méfiant vis-à-vis du discours, pour ne pas chercher une quelconque "légitimité curatoriale" dans des connaissances que nous n’avons pas? Quand les invitations ont  une valeur d'intentions? Quand le commissariat d'exposition commence  à parler d'amour? Quand ce que nous faisons se nomme bel et bien du « real-curratoring » ?


"Que Fare?" disait Gianni Dessi dans un workshop, il y a cinq ans. "Tutto", répondrait peut être Giani Motti dans un workshop qui aurait lieu dans quinze ans.
Ce qui est sûr, c'est que ce projet veut questionner la notion même de "projet". Il veut saboter et utiliser malicieusement  le montage de son exposition ; dans l’espérance vaine d’être nous-même surpris par son agencement.


C’est à dire qu'il veut se réapproprier, voire performer  ce que nous avons défini, en  quelques lignes, comme  étant  "un  packaging d'exposition" : artistes, partenaires, budgets, scénographies, carton, titre et communication.



Sans légitimité littéraire, sans grands bagages culturels,  il nous est ainsi apparu plus simple de monter des expositions car à vrai dire, monter un projet reste finalement  une manière "logistique" d'aborder des questions théoriques. Ce n'est rien de plus et c'est tout à la fois le seul lien qui nous semblait  acceptable pour tendre vers l'histoire des arts et de la pensée.



Ce projet n'est donc pas une exposition théorique, ni thématique, ni historique, ni même "panoramique", mais plutôt quelque part…
…une exposition implosive, sensitive, emo-core et consanguine.



Jouant avec la figure de l'homme-orchestre, nous aimons nous penser commissaires, monteurs, agents de communication, VRP, financeurs ou artistes. Comme beaucoup d'autres artistes. Bref, par obligation ou contingence politico-financière, "je" est un collectif.
Nous sommes plusieurs dans nos têtes. C'est Star Wars dans la leur.



N'étant donc rien d'autre qu'une chaîne de montage, nous pensions intéressant de "monter du projet" dans un canevas  classique mais dont l'objectif multiprise, l'objectif pieuvre, serait de produire pour consommer de la disjonction ;  par le regard, l'expérience, l'intellect ou  le hardcore.
Parmi les artistes invités, nous pensons qu'il y a en commun cette notion de  disjonction qui marque paradoxalement  le " point de jonction" entre rationalisation et fantaisie :

réflexion par la plastique du cauchemar social.



Aussi, il nous est apparu que  tous les artistes de cette jeune génération présentaient des pratiques qui, à l’image des musiques actuelles, sont  de l’ordre de la fusion. S’inscrivant, en simultané,  dans plusieurs registres, ces artistes sembleraient négocier ainsi de nouveaux rapports à l’idée de démarche ; attitudes qui se joueraient ou se rejoueraient à la frontière des tonalités, dans un grand anachronisme formel et thématique,  sous un principe « d’hyper-thème » … bordel visuel où la question de Dieu aurait autant d’importance que celle de Johnny… background cultuel de poids qui défierait l’aliénation de l’artiste aux shows business des idéologies ; les obligeant parfois à mettre les pieds, comme les petits plats, dans les grands.


Voilà ce que nous pouvions  dire pour l'instant ;
Le reste cognant dans nos têtes pour mieux se taire.





Gas Barthély