La rigueur n'est pas une valeur sûre

-Cycle d'exposition en cinq actes-

du 18-03 au 31-03 — vernissage : 18-03 à 18h / concert à 21h
(80°S - 56°E)


Samuel Moncharmont & Fanette Muxart
(concert: Gaël Moissonier & Samuel Moncharmont)


du 16-04 au 26-04 — vernissage & show musical : 16-04 à 19h

LA probabilité NON PLUS
Benjamin Collet, Lisa Duroux, Pierre Gaignard & Élodie Petit


du 14-05 au 28-05 — vernissage : 14-05 à 19h

Carte Blanche (nommée désir)
Grégory Cuquel


le 03-06 — performances : de 19h00 à 00h00

Mutants (soirée privée)
With love : Florence Giroud & Bertrand Gaude
a.k.a TAMAGAWA
———— : Nuno Oliveira & Margarida Chambel
La machine : Johan Parent
Éteignez les néons : Scénario :Vera Frenkel, Isa Genzken, Martha Rosler
(ballet robotique - 1 acte) Mise en scène : Zakary Mahaba
Musique : Ponce Pilate


du 11-06 au 24-06 — vernissage : 11-06 à 19h

Tu vas l’aimer
Ran Anglasse, Eric Betassamy, Julien Charroin, Jean Alain Corre,
Remy Dal Negro, David Demouvoir, Simon Feydieu, Marc-Henri Garcia,
Benjamin Husson, Sol Le Witt, Zakary Mahaba, Quentin Maussang,
Philippe Mayaux, Fanny Melay, Joakim Mogarra, Nicolas Momein, Jonathan Monk, Antoine Palmier-Reynaud, Pierre Parry, Perav’prod,

Elsa Rossler, Dieter Roth

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Dans un contexte social où il est question d'organiser un régime de rigueur en faveur d'un état marchandise.
État qui signe l'apogée d'une politique porno-chic.
Où la rigueur économique se joint à celle des comportements pour s'exhiber sur le terrain médiatique.
Quand on nous balance tous les soirs du: « réhabilitation de la valeur travail », « crise », «identité », « sécurité ».
Dans un tel contexte, la France n'est rien qu'une centrale électrique sur laquelle viennent se connecter les oeuvres d'art.

Elles sont au bout du fil, comme des relais multiprises où viennent s'alimenter d'autres appareillages « dynamo - thématiques » .Que chacun organisera de ses regards. Appareillage culturel qui élabore le packaging du sensible dans des circuits de communication plus vastes encore… où les artistes devraient servir, y compris dans l’irrévérence, les intérêts de chacun…

Par la forme et l'ordre des objets branchés, l'effet qu'on peut attendre de l'œuvre n'est alors que de l‘ordre du cycle, du court-circuit ou de la disjonction. De ce point de vue, il ne s'agit que d'éléments fabriqués, éminemment culturels. Insaisissables.
Inlassablement sans signatures spécifiques.
En cela, l'art est « en prise» avec le réel.
C'est là sa force et sa limite.(1)



En réunissant par ce cycle d’exposition les œuvres d’artistes confirmés aux cotés de pratiques plus confidentielles, notre souhait était de dresser un panorama des endroits spécifiques à l'art, où se joue la notion de rigueur.

Autant dans la structure des démarches que dans l'économie du travail, nous avons tenu à observer la teneur du geste créatif; autrement dit, nous souhaitions interroger la manière dont les artistes négocient leurs rapports avec les contraintes intrinsèques à une activité de production.
Dans la fabrication des oeuvres, mais aussi dans la manière dont se gère la précision d'un « citationisme » qui semble aujourd'hui obligatoire et permanent.

Enfin, il nous importait de montrer des traces artistiques qui déploient un comportement à l'œuvre.
Où le travail se présenterait sous l'angle d'une gestion de flux.
Gestion qui admet et modèle des renversements de valeurs, des compromissions formelles ou des positions réversibles. Voire opportunistes.
Comme un compromis imposé par et sur le réel.

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(1) Collectif -non merci-, entretien avec Gas Barthély.
Dans La rigueur n'est pas une valeur sûre, Gas Barthély pp 342, ed pérennise